Migration définitive

Je confirme que ce blog est définitivement transféré sur OverBlog :

3615cricri.over-blog.fr

 

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Update

En mettant à jour mon compte MSN (c’est-à-dire mon compte Live, je ne vois pas vraiment la différence), je me suis rendu compte qu’ils se sont enfin décidés à migrer leur plate-forme vers quelque chose de correct : WordPress.

J’ai arrêté de bloguer sur Live, et je suis parti sur OverBlog (http://3615cricri.over-blog.fr), parce que le design de Live ne me convenait plus. Ce défaut n’est plus d’actualité aujourd’hui, et je me retrouve donc avec deux blogs valables sur les bras… et je ne sais plus quoi en faire.

Si on ajoute à ça le fait que j’ai deux comptes Live, deux comptes Gmail, que les comptes mail et blog sont liés, ça me fait un sacré paquet de noeuds à démêler. Je laisse le temps faire.

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Point

Ça fait plus d’un mois que je n’ai pas écrit ici. A six semaines du diplôme, le rendu des projets s’accélère, le rythme devient de plus en plus soutenu, et le temps manque pour beaucoup de choses. Accessoirement… je suis de moins en moins souvent devant mon PC, et quand je le suis, c’est plus pour le travail qu’autre chose.
La fréquentation du blog a aussi pas mal chuté ces derniers temps… J’ai estimé ça à 2 à 3 visites par jour. D’un autre côté… vu que je n’écris plus c’est normal !

J’ai passé la soutenance de mon projet de fin d’études ce matin. Ça s’est très bien passé, le jury était satisfait de mon travail. Ça fait toujours plaisir.
Sans surprise : Cari n’était pas présent à la soutenance. Ils n’ont même pas répondu aux demandes de l’école en ce qui concerne l’évaluation du stage et du stagiaire ! No comment.

En fin de soutenance, la conversation a dévié vers l’embauche future, vers mes projets. Et là… de ma part, le silence.
On arrive vers la fin de l’année, je suis à six semaines d’être diplômé – c’est à peine d’ailleurs si j’arrive à le concevoir, après six ans d’étude – et le marché de l’emploi est plutôt calme. J’ai quelques retours ici et là, des entretiens. Mais où aller, que faire ?
Bureau d’études ? Je cherchais au Luxembourg… mais ils cherchent des gens expérimentés (normal… pendant les dernières années, ils n’ont fait qu’embaucher des jeunes…). J’ai aussi quelques pistes en France… la question reste posée. Maîtrise d’ouvrage ? Oui… il faut voir comment va se passer l’entretien de Batigère… Sinon, des pistes en étude de prix ou en méthodes chez Demathieu & Bard… Et quelques demandes auprès de l’administration… sans réponse à ce jour.

Incertitude totale pour les mois à venir, donc. C’est pas forcément simple quand on sort de 5 années d’études pendant lesquelles le plein-emploi a régné en maître sur le secteur du bâtiment ! Ceci dit, il n’y a pas encore lieu de s’affoler pour l’instant, les demandes sont très timides… mais elles sont là.

En attendant… j’ai deux examens demain (pour lesquels j’ai presque eu le temps de commencer à réviser). Sachant qu’en Qualité, je n’ai pas de cours (à part les cours de 3e année que je viens de ressortir), ça risque d’être coton. Et on a un projet à rendre jeudi à 14h.

Mais… je suis porté par l’idée fantastique d’un week-end de plus de trois jours ! Next week is gonna be a new week

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Le scandale

Après l’affaire Kerviel, l’affaire Carbonell.
J’ai appris hier que ce professeur émérite – que nous apprécions et estimons tous beaucoup pour ses qualités humaines et ses connaissances impressionnantes – s’est approprié notre travail de parasismique, réalisé en groupe l’an passé.
Nous avions réalisé un projet de vérification et de dimensionnement d’un ouvrage par rapport au séisme, en passant par des modélisations matricielles. Plutôt fiers de notre résultat… nous avons modestement été sanctionné par un 20.
Et cette année… nous nous sommes aperçus de la grande indélicatesse de Monsieur C., qui a photocopié l’intégralité de notre travail, en ayant pris soin au préalable d’en effacer nos noms, pour le distribuer aux classes précédentes…

Fierté ? Amertume ? Ni l’un ni l’autre à vrai dire… tant mieux si notre travail peut servir à d’autres. Mais nous avons été très déçus par l’indélicatesse qu’a été l’effacage des noms…
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I’m back

Après quelques (pas mal) de jours d’absence… je recommence à publier.
Au passage, je remercie vivement Firefox (je viens de dégager IE 7.0) qui me permet d’accéder de nouveau à internet de manière intelligible. De plus en plus de sites ne s’affichaient plus du tout correctement, dont notamment mes pages sur Live. Retour à la normale… et upgrade.

Ceci mis à part, je n’ai pas grand chose à dire (si : après ma semaine de folie, j’entame une semaine de repos intensif), alors je vais juste relever deux éléments assez amusants de l’actualité :
1. La société Eiffage s’est faite cambrioler. Jusque là, c’est pas très amusant. Ca l’est un peu plus si j’ajoute qu’ils se sont fait dérober les plans de la prison de Nancy ainsi que les codes de sécurité prévus pour la mise en service…
Vers un Prison Break à la française ?
2. Une manifestation organisée sur facebook dégénère. Les médias (particulièrement friands de facebook en ce moment… on en entend parler tous azimuts, ce qui remet à mon sens pas mal de choses en question) ont encore tourné la chose à leur sauce. Je vous invite juste à lire ce qui me semble être un résumé que je trouve très intéressant sur le sujet : à lire ici.
C’est d’ailleurs très instructif sur la manière dont peut naître spontanément une émeute.

Sur ce… je vais finir ma lettre de motivation. Et je vais dormir.
Je suis fatigué.
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Le rayon rouge

J’ai surpris hier soir, au coucher du soleil, cet étrange rayon rouge. Je l’avais déjà appercu une fois à Nancy, mais, faute d’appareil photo, il n’en reste aucune trace… J’ai sauté hier soir sur mon appareil et j’ai essayé de prendre quelques photos.
Le phénomène est très bref, malheureusement. Il doit durer au maximum une minute, mais il décline assez rapidement. Lorsque j’ai pu déclencher, c’était à quelques secondes de voir le rayon disparaître. Les photos ne sont donc pas très probantes…
 
Je n’ai pas trouvé beaucoup d’informations sur ce rayon. Apparemment, c’est un phénomène relativement courant – plus en tout cas que le rayon vert. Mais nos yeux sont si accoutumés à voir des couchers de Soleil rouge-orangés qu’on ne le remarque que rarement…
 
Les ciels avec des nuages hauts et filandreux, avec un ciel pur, sont assez favorables à l’observation du phénomène. Si le Soleil passe derrière une bande nuageuse et ressort juste au-dessous, avant que sa bordure inférieure ne disparaisse sous l’horizon, on peut parfois voir apparaître dans le ciel ce rayon rouge…
 
Quelques photos prises à la hâte…

Les photos ont été prises à la toute fin du phénomène… Elles ne sont donc pas très probantes !

La prochaine fois que vous voyez un tel ciel, en hiver, après une journée plutôt froide… surveillez le ciel…

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2009

Encore une époque qui s’achève… Un stage, cinq mois, deux chantiers.
En regardant un peu plus loin, on arrive à un cinq années dans le supérieur. Un an de prépa.  Plus d’un an en entreprise. Dans six mois, la fin de six années d’études, le commencement. Et après ?
 
On se dit que décembre est une belle saison pour tourner une page. Mais pour tourner quelle page ? On ne tourne pas de pages. Les choses suivent leur cours. Inéluctablement. Le plus grand des changements n’est jamais qu’une continuité. A nous de suivre le fil de la vie… ou de la devancer.
 
2009 est une année riche en défis, riche en promesses. Tout est en devenir, tout est encore possible. Ca va être l’année de beaucoup de choix, aussi – des choix qui se posent déjà depuis quelque temps. Je vais choisir, et sacrifier les possibilités à la réalité que je veux. C’est une année où il va falloir tout devancer, réfléchir et avancer plus vite que jamais. Avancer droit, et dans la bonne direction.
 
Alors je relis Kipling :
Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre d’un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
 
Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
 
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un seul mot ;
 
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
 
Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser le rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;
 
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;
 
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
 
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils.
 
Rudyard Kipling, Tu seras un homme mon fils, 1910

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Mankind Is No Island – L’expérience

Je vous propose de tenter la combinaison d’une musique et d’un court métrage. Commencez par lancer la musique (Feedback Zwei de Keith Fullerton Whitman) :
 
 
et puis la vidéo (inutile de préciser… sans le son… !) :
 
 
 
J’espère que vous aurez apprécié…

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Avec mes airs de touriste…

Un dimanche à Metz, journée improvisée, après-midi photo, un peu de temps pour les derniers cadeaux de Noël. On aurait sans doute voulu un peu de neige… à défaut, le thermomètre affichait quelques 15°. Un temps d’automne.
 
Les rues étaient chargées de monde, les marchés de Noël ne désemplissaient pas – malgré des prix parfois… prohibitifs -, on voyait quelques pères Noël aux costumes défraîchis, qui plus, qui moins, et des enfants qui couraient vers les manèges. Et les sapins décorés… lequel dans la rue, lequel dans une vitrine.
Mais il manquait quelque chose, il manquait l’esprit de Noël, quelque chose d’indéfinissable, d’insaisissable – et ce n’était qu’un dimanche d’hiver, avec son ciel bas, ses nuages denses… et l’ambiance un peu triste et lourde d’un jour où il ne se passe rien. Mais où les choses sont si belles et si calmes, où le monde est si tranquille et en repos que vous vous sentez un peu mélancolique, rien de triste, rien de tragique, juste un peu nostalgique – mais bien, si bien.
C’est ce que j’ai essayé de mettre en photos… J’espère que vous serez sensibles à ma dernière série.
 
Je met une mention spéciale quand même aux galipettes de Matt et à son flash intempestif… et je le remercie de figurer sur quelques unes des photos !
A part ça… J’ai vraiment aimé chercher, alors que la nuit s’avançait doucement, chercher un restaurant, faire les cartes avec mon appareil autour du cou… et avec mes airs de touriste… Ca donne comme un goût de vacances, et ça vous rappelle des souvenirs. L’aventure est au coin de la rue, et il n’y a pas besoin parfois de partir loin pour se dépayser.
 
Je dis : vive le Nord en hiver
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Et pour un trip de plus.

Il y a des choses comme ça qui vous laissent un sentiment amer, un sentiment de gâchis. Vous voudriez faire quelque chose… et vous laissez aller. La vie suit son cours, et vous laissez des gens derrière vous. (Et plus on a vécu, plus c’est simple.)
 
Il y a un jeune sur mon chantier (je dis jeune, mais il doit bien avoir trois ou quatre ans de plus que moi), un jeune, je l’appellerai D., quelqu’un de très bien, travailleur et acharné à l’ouvrage, mais qui a eu un passé difficile. Alcool, drogue, fréquentations mafieuses. Rupture des liens familiaux. Et huit ans de prison.
Il s’est amendé ; il est en formation dans la société, il alterne travail et stages. Il est apprécié de tous, c’est un garçon agréable, avec qui on peut toujours discuter ou plaisanter. Il est juste un peu nerveux. Très nerveux, même. Mais ça l’aide dans son travail… Le chef de chantier et les chefs d’équipe lui donnent du travail sans y regarder ; ça sera bien fait. Un modèle de réinsertion sociale. J’ai souvent parlé avec lui, il était content de s’en être sorti.
Alors quand une chaîne de télévision a contacté la société pour interviewer un jeune en réinsertion sociale, c’est à D. qu’on a pensé.
 
Mais D., ce jour là, n’était pas très bien. Yeux rouges, fatigue… il n’arrivait pas à se concentrer. Il est venu me demander deux fois comment je m’appellais… et il a fini par dire à la (charmante) responsable communication qu’il était tombé amoureux d’elle… En panique, on a voulu annuler l’interview. Manque de chance, la DRH, qui venait de Reims, était presque arrivée, et les journalistes étaient déjà dans le TGV. L’interview a eu lieu, sans D. Ce qui n’a pas été sans poser de nombreux problèmes
 
Le lendemain, je revois D. Il vient vers 11h sur le chantier… impossible de le mettre au travail. On discute avec le conducteur de travaux et le chef de chantier. Je lui offre un café, les autres partent dans leur bureau, je discute un peu avec lui (il était assez lucide pour parler). Je parle un peu de ce qui lui arrive, il dit qu’on lui a fait une mauvaise plaisanterie, ou qu’il est malade… il va aller voir son médeçin. Il me laisse ses coordonnées.
On reparle un peu de son passé. Il me raconte qu’il a déjà assisté à des meurtres. Qu’il a vu une personne se faire couper en morceaux. Il me donne la date et le lieu. Est-ce vrai ? Mon sang se glace. Je le jauge encore une fois. Il n’est pas aggressif du tout – et son état physique ne le lui permettrait de toute façon pas.
Je continue à lui parler, à lui demander ce qu’il a. Bouche pâteuse, sueurs. Il est pris de tremblements. Il n’arrête pas de toucher ses muscles. Tu as des courbatures ? des crampes ? Il nie. Ses paupières sont rouges, enflées, et presques closes. Il n’arrive plus à tenir son café. Tu as soif ? Tu as l’impression d’avoir une langue énorme ? Oui.
Il s’inquiète. Est-ce que sa semaine de formation va être payée ? Est-ce qu’il aura une prime à Noël ? Il a besoin d’argent. Je le rassure. Il est pris dans un mouvement d’angoisse.
Il a des frissons. Une grande sensation de froid.
Je lui dit qu’il a les symptômes du manque d’héroïne. Il nie, gentillement, il nie, il dit que c’est une sacrée saloperie. On continue à parler de drogues. Il pose son café, je remarque sur son poignet des traces de piqûres. Quatre ou cinq. Il doit s’en appercevoir, il tire sa main à lui.
Il ne se sent pas bien, il va aller voir un médeçin. Le conducteur de travaux revient, il lui dit de se mettre en maladie. D. ne veut pas ; il est en formation, il ne serait plus payé. Et il a besoin d’argent.
Je lui dit – mais sans en être vraiment convaincu, mais je voulais dire quelque chose, qu’aurais-je pu dire ? – que s’il a des problèmes, que s’il devait envisager une hospitalisation, que si jamais il prenait des drogues, qu’il pouvait compter sur le soutien de la société. Et j’ai lu, j’ai lu pendant une seconde, dans son regard vitreux, une lueur d’espoir aussitôt éteinte par l’immensité de sa détresse. Je n’oublierai jamais ce regard. Il a hésité un instant, il m’a dit que ça irait. Et il est parti.
 
Je me refusais à l’admettre, d’une part parce que je ne voulais pas le juger, et d’autre part parce que je trouvais cela immensément désespérant. Je ne voulais pas l’admettre, mais j’ai eu la confirmation. Un chef d’équipe m’a dit que c’était sûr qu’il prenait quelque chose. Et aujourd’hui, on a téléphoné au formateur. Il a passé la matinée aux toilettes. Diarrhées. C’était le symptômequi manquait.
 
D. est héroïnomane.
Il vient d’entrer dans la dernière phase. Celle où il ne gère plus son manque.
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Encore une dure journée.

Après mes délires littéraires post-surréalistes, le retour à la réalité. Retour qui s’est opéré vendredi dernier (un peu de retard à la publication) à 7h35 (dédicace à Carine), le cerveau dans les vappes et l’esprit encore embrumé.

J’ai dormi plus de huit heures pourtant. Mais rien à faire, je suis mort de fatigue du matin au soir depuis quatre jours.

 

Arrivé au boulot peinard… Personne. Petite visite sur le chantier, histoire de saluer tout le monde et de voir comment ça se passe. Et on commence à bosser vers neuf heures. (Et encore, je ne bois pas de café et je ne reçois pas mes mails sur chantier, ça aurait pu être dix heures.)

Bosser… euh, oui, mais… quoi faire ? Bon, il faut que je travaille un peu sur mon rapport de PFE. J’ai d’autres choses à voir, mais le rapport me paraît urgent en ce moment. Accessoirement, je rappelle le bureau d’étude pour qu’il me renvoie des plans, et je reçois un des gars du cabinet d’architecte complètement… enfin je ne sais pas, mais je crois qu’il avait bu (un ricard à dix heures, c’est normal, non ?).

 

10:45. Je reçois enfin les plans. J’appelle mon chef de projet… qui est passé au bureau d’études hier. Et j’apprends qu’il y a eu des modifs. Donc re-renvoi des plans mis à jours. En fait, pas la peine de lui téléphoner, il arrive. Petite réunion (le vrai moment de travail de la journée) et… 11:10, coup de fil d’un collègue. "T’es au courant pour le repas, ce midi ?"

Ah ben non, je suis pas au courant… holà grand moment de solitude. "Bon, en fait ça fait deux semaines que je dois te le dire, mais t’es invité." Ca va déjà mieux.

Je suis parti avec le chef de projet… pour le repas de fin de chantier (le premier chantier où j’ai travaillé) avec le client, les architectes, la direction de l’agence et les ouvriers. Ca m’a fait chaud au coeur de voir que les gars se rappellaient encore de moi. Vu que ce chantier se termine, la plupart vont venir travailler sur celui où je suis actuellement. Ca me fera plaisir de les revoir.

 

Moralité de tout ça ?

Le repas s’est fini à trois heures passées. Le temps de revenir, de rouvrir les plans, de faire un tour sur le chantier… c’était l’heure de plier bagages, vu que j’avais mon train… et ma valise à faire (et comme je vais à pied à la gare histoire de bouger un peu, faut pas traîner).

 

Je sais, c’est la honte, des journées comme ça… mais qu’est-ce que ça fait du bien (surtout quand on est fatigué et embrumé toute la journée) ! Faudra que je me remette en route lundi.

 

Enfin… c’est vite dit…

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Errances d’un jour ordinaire (délire littéraire)

Revenu sur myspace, la queue entre les jambes (non Yannick, ce n’est pas un jeu de mots scabreux) après un éphémère passage sur over-blog, revenu sur myspace, donc, je reposte les billets d’over-blog avec un peu de retard. Et je prends une minute pour vous écrire les chroniques ordinaires d’une journée ordinaire – à savoir jeudi dernier.

C’est-à-dire – je vous explique, pour le cas où vous seriez aussi fatigué que moi au moment où j’écris – tout ce qui peut se passer d’extraordinaire dans une journée ordinaire. Et qui fait que les jours ne se ressemblent pas. Pour le meilleur et pour le pire.

08:49
J., 20 ans, maçon, signe sa lettre de démission. Après un long entretien avec le chef de projet, et en ma présence (gênée).

Ca ne se résume pas, mais je dois écrire que cette décision émane d’un ouvrier jeune mais prometteur et travailleur, qui a du coeur à l’ouvrage. Mais aussi sujet à des absences plus que fréquentes, non excusées, depuis près d’un an, qui ne trouvent d’après lui pas d’explication cohérente.

J’ai été impressionné, je dois dire, par la lucidité qu’il portait sur sa propre démotivation, sur son désengagement. Et par le courage dont il a fait preuve, en disant spontanément ne plus pouvoir continuer dans ces conditions, ne plus pouvoir bénéficier d’une certaine tolérance de la part de ses chefs.

Il n’y a pas beaucoup de mots pour écrire quelque chose comme ça, et il y a une immensité de conséquences qui se cachent derrière ces mots si communs, au fond, si quelconques, et si maladroits à décrire. Il n’y a pas beaucoup de mots non plus pour dire que c’est une décision courageuse, de la part de quelqu’un qui assume et ne se cache pas.

Je prends une position risquée en écrivant cela. Car il faut comprendre que cela ne signifie pas que j’approuve cette décision, mais simplement que j’éprouve un certain respect pour une personne capable de la prendre aussi calmement – dans un contexte économique aussi maussade.

Peu de gens, je crois, comprennent l’immensité du désespoir qui se cache derrière une volonté aussi forte d’assumer ses actes.

Un cri de l’existence. Qui s’élève au-dessus des hommes un instant. Et aussitôt retombe dans leur lie.

18:05
Je suis sorti du travail assez tôt aujourd’hui. Une fois de plus. La charge de travail est assez limitée en ce moment, et donc on a des horaires qui s’allègent en conséquence.
Comme d’habitude, j’ai fait un détour par cette rue qui longe la Pépinière, et qui remonte de la porte de la Craffe vers la place Stan, et dont j’ignore même le nom. Cette rue pourtant, où je commence à avoir mes habitudes, à connaître les gens et les enseignes, et dont j’apprécie tellement le charme désuet, la beauté sereine, et par dessus tout, cette impression d’être hors du monde, intemporelle, tout à la fois fragile survivance et force tranquille.

Dans cette rue, donc, je me suis arrêté dans cette librairie de livres anciens, pour prendre un peu de temps à feuilleter des ouvrages aux pages jaunies, aux couvertures craquantes, et aux titres si désuets. Pour respirer un peu l’odeur de la colle, cette odeur des vieux livres qui me rappelle tant mes premières années d’école, dans ces hautes salles aux lourds rideaux, qui filtraient doucement la lumière d’une fin d’après-midi d’été. (Matthieu, peut-être te souvient-il aussi… ?)

Et, alors que j’ouvrais un livre pris au hasard parmi une montagne d’autres livres, alors que j’ouvrais cette ouvrage, faisant craquer la couverture, je tombai, ébahi, sur une feuille de papier, blanche encore comme si elle n’avait jamais vieilli, et sur cette feuille, avec des traits d’enfants, des traits roses, écriture maladroite, essai laborieux, était écrit : Bonne fête Papa.

En bas, une date, la date, 19 juin 1960.

Là encore, je crois, peu de gens comprennent le mélange indélicat d’espoir et de désespoir qu’il y avait dans ce petit mot.

Un cri du monde des morts. Qui s’élève une seconde de ses ténèbres. Et retombe dans son néant.

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Le blog est mort, vive le blog ! (ah ben en fait… non)

J’en un peu marre de myspace, pour diverses raisons, et j’ai décidé, un peu sur un coup de tête, de partir vers d’autres contrées.
J’ai atterri sur http://3615cricri.over-blog.fr/. Pas besoin de visa, terres accueillantes, design assez moderne. Si mes lecteurs me suivent… ce sera un aller simple.
 
EDIT
 
C’est un aller simple qui a comme un parfum d’aller-retour. Parce que là-bas, je me sens un peu seul… La fréquentation a chuté de manière dramatique. L’occasion de constarer une fois de plus l’inertie générale que les gens opposent au changement. Soit, c’était prévisible ! Mais je regrette quand même, over-blog est nettement plus design que myspace. Et sans publicité, et sans liens inutiles. Mais bon, retour ici, avec un thème un peu plus épuré…
 
(Le fait que j’ai posté en premier article mes délires sur Cioran a du contribuer à faire fuir les gens !)
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Je suis dangereux… et la SNCF aussi.

Train à destination de Luxembourg, 17:20. Comme d’habitude, j’arrive 30 minutes en avance, tout ça pour poireauter devant le panneau d’affichage. Parce qu’à Nancy, ils semblent avoir quelques problèmes d’anticipation. Ils ne semblent pas capables de prévoir plus de 20 minutes à l’avance, et d’affecter à chaque train une voie. (Pourtant ils en ont onze… enfin presque onze, j’y reviendrai.)
Et encore… ils fument de la bonne. Train pour remiremont, affiché voie 2, à 16:56. A 16:55 (admirez leur précision), le numéro de la voie… disparaît. Et démerdez-vous gentils passagers !
 
Mon train finit par être annoncé voie 8… j’y vais, comme les 2 ou 300 personnes qui le prennent également. Et arrivé voie 8, on a le plaisir de se rendre compte qu’il s’agit d’une petite voie de garage. Presque tout le monde a réussi à se tenir sur le quai, mais c’était juste.
(Au passage, je me suis rendu compte – mais c’est pas nouveau apparamment… – que la gare de Nancy ne possède pas de voie 6. Tout comme les buildings outre-atlantique ne possèdent pas d’étage 13. C’est assez joli de voir ce trou béant. Pour être précis, la voie 6 existe, mais elle n’est desservie par aucun quai. Admirable, vraiment…)
Le train arrive, tout le monde se tasse. Je me choisis une petite place tranquille où mes jambes ne devraient pas finir trop écrasées, et je commence à écouter mon petit podcast tranquillement… Et mon voisin veut aller pis… aux toilettes. Bien sûr, il me demande de lui garder sa place.
Ca m’a permis d’affronter le regard chargé de haine de six personnes qui voulaient s’asseoir. J’ai trouvé ça… comme d’habitude plaisant de faire chier mon monde :) Au passage, mon pauvre voisin ne trouvait plus sa place en revenant… mais bon.
17:23. Déjà trois minutes de retard. Mais on va peut-être pouvoir partir, non ? Ah, non en fait. Petit message concocté juste pour nous : "La SNCF informe son aimable clientèle que ce train ne desservira exceptionnellement pas les gares de Pagny-sur-Moselle et de Pont-à-Mousson, contrairement à ce qui a été annoncé. Les passagers ayant cette destination sont priés de se rendre voie 2." Branle-bas de combat dans le train, les gens qui râlent, les gens qui pleurent… mais on a fini par partir. Et j’ai affronté le regard chargé de haine d’une personne qui m’avait demandé si la place était libre… et qui est venue s’asseoir (non bon en fait j’ai plaisanté avec lui… cétait pour éviter qu’il ne s’énerve, on sait jamais :).
Ce sera sans doute plus croustillant si je vous précise que le train s’est bien arrêté à Pagny et à Pont-à-Mousson…
 
Un petit dernier pour la route ? C’est pas que je ne pourrais pas vous en raconter d’autres… et vous-mêmes devez sans doute en avoir beaucoup à raconter… mais c’est que j’ai déjà écrit un gros pavé, c’est beaucoup pour ce soir !
Donc… vendredi dernier… mon train était annoncé voie 1. Sauf qu’il y a eu deux affichages discordants entre l’affichage dans le hall et l’affichage sur le quai (pas de train annoncé et une autre destination)… et l’annonce dans les hauts-parleurs disait encore autre chose. Je me renseigne, il y avait deux trains au départ sur la même voie. Sauf qu’ils étaient encore accouplés. Donc bonjour pour savoir qui fait quoi… Et bien sûr, rien d’affiché.
A la limite, tant mieux, j’étais dans les premiers à monter dans le train et j’ai eu ma place assise peinard.
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Je suis dangereux.

Pour ceux qui en douteraient encore, je suis complètement barge, et je fréquente des barges. Je ne parle pas bien sûr de ceux qui restent coincés dans l’ascenceur le matin, non, pas du tout. Eux ne sont pas dangereux. Je parle des vrais dingues. Ceux qui font des calculs dans leur bureau pas climatisé. Avec une calculatrice, une vraie, le genre de truc qu’on voit qu’à la télé. Et qui lisent des règlements de calculs. (Je sais, ça fait peur.)
Bien sûr, je ne vous dirais pas qu’il s’agit de Thomas G., dit "GluGlu". Je publie avec son aimable autorisation bien entendu…
 
GluGlu : ca y est, je suis mort… dis-moi sigma st a l’elu cest bien 4,34 T/cm²
GluGlu : lol dans dans une ndc je trouve 4,43 T/cm²
GluGlu : tu crois que les mecs se sont foutu dedans????
GluGlu : je me suis di si ca se trouve cest pas la meme caractéristique des matériaux si ca se trouve ta un bidul avec Sarguin (nota : jusque là, je n’ai pas trop compris)
GluGlu : tu crois que jai craqué ?
Moi : Franchement ?
Moi : Oui.
Moi : Ton neurone joue au survivor entre les pages du bpel mon pauvre (nota : le bpel est un règlement de calcul)
GluGlu : att jai un neurone BAEL, un BPEL un PS92 et un EC8 puis un autre EC2 (encore des règlements de calcul !)
Moi : Ils sont pas en interconnexion tes neurones je crois
GluGlu : 5 neurones de koi se rapprocher de 10^-44 sec de temps de calcul
Moi : T’es en dessous de l’échelle de planck avec 10^-44 seconde (quand on connaît la constante de Planck, c’est grave ?)
GluGlu : bin non justement c’est la limite de planck (comment je me suis fait avoir ! ça rassure je la connais pas trop en fait)
GluGlu : dc vulgairement si je suis pas capable de le calculer avec mes neurones cest physiquement pas possible comme modèle
GluGlu : lol dommage quon a plus de cours de dimensionnement béton je me serais bien vu sortir"….jarrive pas a le calculer de tête votre modèle est physiquement fuax"
 
Voilà. Ca c’est quand je m’ennuie le lundi… Alors je vous raconte pas le mardi !
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Campagne d’automne…

Après Nancy sous les feuilles mortes, la campagne. Non pas la campagne présidentielle d’outre-atlantique, bien sûr (dont les résultats ne sont toujours pas connus), mais la campagne bien de chez nous, un petit bout de Lorraine.
Alors forcément… c’est plat. Mais il y avait la centrale pour mettre un petit quelque chose devant l’objectif. Heureusement, j’aurais pu m’endormir.
 
J’ai quand même assisté à la modeste contribution écologique de deux jeunes assis sur leur tracteur. C’est toujours mieux qu’assis sur un banc à bédaver ? Pas sûr. Ils se sont arrêtés pour balancer un frigo usagé dans une décharge sauvage. C’était l’animation de la journée. Et le fréon du frigo a tenu compagnie aux émanations pétrolifères qui suintaient des barils texaco…
 
Et puis… en cette fin de journée, après la toussaint… je suis passé devant un cimetière… et je n’ai pas résisté à la tentation d’y entrer… Et j’ai aimé cette ambiance étrange, un peu décalée et indécente, ces floraisons folles sur la pierre déjà glacée par les premiers frimas
 
(Les deux séries sont sur picasaweb.google.com/CJPR85 et arrivent sur myspace.)
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Nancy l’automnale

Il y a pas mal de choses à raconter en ce moment… mais rien d’extraordinaire, rien qui ne le mérite vraiment en fait. C’est un ensmble diffus de petites choses, un état d’esprit, une atmosphère.
 
J’ai baptisé ça… Nancy d’automne. Je maintiens que Nancy l’été ne vaut pas vraiment la peine qu’on s’y arrête. Mais depuis qu’il pleut ici, depuis que la nuit tombe et baigne les rue du Faubourg, depuis que les réverbères projettent leur lumière jaunâtre sur les pavés des rues désertes, la ville se pare de milles éclats, de mille reflets fuyants.
C’est une atmosphère sans joie et sans tristesse, reposante, apaisante. Et pleine d’une poésie désuette. J’aime y marcher et m’y perdre. Il ne manque qu’un peu de brume, un brouillard léger… et des ombres fantômatiques qui hanteraient les rues.
 
Je me suis remis (sérieusement) à la photo depuis quelques semaines. Avec plus ou moins de bonheur, à vrai dire… Il reste des progrès à faire, mais ça avance. Alors j’ai essayé de rendre cette atmosphère avec quelques clichés l’autre soir. Pas évident, avec mon vieux bridge, et sans pied… ça pêche pas mal. Mais ça répondait plus à au besoin urgent de faire de la photo qu’à autre chose.
 
J’ai posté la galerie sur myspace et sur http://picasaweb.google.fr/CJPR85/.
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512 (suite)

Suite à mon billet polémique (Cinq cent douze… et moi et moi… du 18 octobre), billet qui, on le rappelle, et a connu un écho national, la SNCF a réagi. Afin d’éviter tout scandale, elle a décidé de faire passer le nombre de places assises dans le TER de 17h16 à 670…
 
On note du mieux… mais ce n’est pas encore ça ! Ca va encore être la misère demain soir !
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Photographie

Voilà… ça fait quelques années que je me pose la question, mais maintenant c’est fait ! Je viens d’ouvrir un compte sur flickr (ce qui a le mérite de faire un compte web de plus dont je dois m’occuper…).
Je dois avouer que quand je regarde toutes mes photos qui traînent sur mes disques durs et sur mes DVD… j’en vois pas beaucoup que j’ai envie de montrer… mais bon. "En progrès" disons…
 
Pour ceux qui veulent faire un tour : http://www.flickr.com/photos/3615cricri/
 
 
E D I T
 
J’ai rejoint flickr hier… et je le quitte aujourd’hui. La raison ? La version libre ne m’autorise qu’à créer trois albums, ce qui est beaucoup trop peu. Je garde quand même ce compte, il me permet de commenter les photos sur flickr.
Je suis donc passé à picasa. Il me paraît un peu moins convivial que flickr, mais plus clair, et surtout, il n’est pas limitatif…
 
J’espère que vous y jetterez un oeil.
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Cinq cent douze… et moi et moi…

512… 2 élevé à la puissance 9.
 
Ca n’a l’air de rien, ce chiffre… et pourtant. C’est le nombre de personne qui étaient dans le TER de Nancy à Metz, vendredi, à 17h20. J’ai demandé à une personne qui faisait les comptes pour la SNCF.
512 personnes dans le train, moins 320 places assises, nous restent 192 personnes debout. Avec leurs valises et leurs sacs (qui ne rentrent pas dans les porte-bagages minuscules de nos tous nouveaux TER)…
 
Le point positif, pour les courageux, c’est qu’on peut toujours essayer de voyager sans billet. Le contrôleur tente rarement de remonter toute la rame pour contrôler…
 
 
E D I T
 
On m’a fait des gros commentaires… alors je complète ce billet…
Déjà, des accidents de TER, on en a déjà eu. Et sur cette ligne, juste derrière chez moi d’ailleurs… C’est la fameuse collision de deux trains face à face. TER vs train de marchandises… Et des accidents aux passages à niveau, ça arrive assez souvent !
Bon, quand même… vendre des places de TER au nombre de places assises, ce serait chaud ! Parce que c’est pas forcément évident de réserver pour un TER… ça deviendrait la folie… sans parler du nombre de gens qui ne pourraient plus prendre le train. Il suffirait donc de doubler le nombre de TER en circulations… sauf que la SNCF vient juste de les réduire, because priorité au traffic fret – plus rémunérateur.
(Budget TER de la région Lorraine : 250 M€ – 3e budget de France derrière Rhône-Alpes et le Nord, à égalité).
 
Carine : je suis sans doute assez déglingué pour aller compter les gens dans le train. Mais dans ce cas, j’aurais compté les personnes debout – et j’aurais ajouté ensuite le nombre de place assises. Et surtout, j’en aurais été très très fier, alors je l’aurais bien précisé que c’est MOI qui a compté !
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